Devenir coiffeur, depuis tout petit il en rêvait. Mais Christophe Durand n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Heureux propriétaire de son salon de coiffure, Le Bal des Créateurs a ouvert depuis quatre ans dans le centre de Genève, mais l’entrepreneur nourrit bien d’autres projets.
Le parcours d’un autodidacte
« Tout petit, j’admirais ma mère qui se coiffait. C’était les années 70, l’époque des chignons tressés. Ma mère était mon icône », confie t-il avec un large sourire. Dès son plus jeune âge, Christophe Durand est pris de passion pour la coiffure, le maquillage et tout ce qui a trait à la beauté, à l’image. Tout commence simplement pour le gamin de l’époque. Il voulait être coiffeur, il fait absolument tout pour y parvenir. Enfant, il désire s’acheter une tête d’apprentissage. Étonnement au sein de sa famille. « Ça a fait un peu scandale, mes parents ne comprenaient pas, je passais des heures à coiffer, à réaliser des boucles sur cette tête malléable », déclare t-il avec amusement. Un métier qu’il a appris à la dure. Avec son parcours d’autodidacte, Christophe travaille chez les meilleurs, notamment chez Maniatis, à Paris. « Je travaillais dans une ambiance d’une extrême exigence. Grâce à cette expérience, j’ai atteint une certaine technique de coiffure, mais après plusieurs années aux côtés de Jean-Marc Maniatis, j’ai quitté le salon, j’ai eu besoin d’un peu plus d’humanité », poursuit l’artiste. Une chose est sûre, malgré la rigueur Christophe acquiert le sens des responsabilités. Les expériences, le garçon aime les multiplier. Un peu touche à tout, il travaillera pendant quinze ans auprès de grandes marques de cosmétiques. Directeur artistique, il développera avec son équipe des nouvelles textures de maquillage. Globe-trotteur il sillonnera le monde en appliquant fard à paupières, blush, mascara et autres rouge à lèvres. Défilés, publicités, unes de magazines, Christophe Durand est le maquilleur des stars. Sportifs, top modèles et acteurs sont passés entres ses mains expertes. Désormais, après avoir voyagé aux quatre coins du monde et travaillé pour et avec les plus grands de ce monde, l’homme aspire à un peu plus de sérénité.
Le salon, un lieu multi-usage

• Votre avis compte